Bureau d'études
Télé-Conseil diagnostic humidité

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1.1 - Comprendre les remontées capillaires

L'humidité est quantifiable mais invisible, ses effets destructeurs visibles sont embarrassants lors d'une remise en état.



Les premières observations d'un diagnostic remontées capillaires






Les discussions à propos des excès d'humidité, notamment des effets de la remontée capillaire sont compliquées par la méconnaissance du phénomène et l'absence de mesures fiables réalisées avec le matériel de mesures qui convient.



Pour comprendre,
il est utile de connaître les bases.

L'activité de notre bureau d'études comprend des missions d'expertise-conseil sur les chantiers lorsqu'il y a un problème difficile causé par l'humidité.

Souvent, lorsque nous arrivons sur les chantiers, on voit un trou creusé en pied d'un mur humide.

Trou creusé à l'extérieur

Avant de nous missionner, ( C'est un coût justifié: déplacement et quelques heures sur le chantier du technicien-conseil spécialisé, expérimenté rémunéré pour son indépendance) , souvent nos clients qui ont l'esprit pratique, logique, ont essayé de comprendre le phénomène de la remontée capillaire.
Pour beaucoup, celui-ci est visiblement contraire au bon sens et à la gravitation: l'eau liquide descend et on constate que la remontée capillaire monte, monte parfois très haut, nous vous montrons un exemple à 7,50 mètres.

On cherche l'eau , on creuse à l'abri

Dans la vidéo nous vous montrons différentes photos caractéristiques de ces recherches ( trou à l'extérieur, trou creusé à intérieur d'un mur périphérique, tranchée creusé dans un salon au pied du mur de refend de l'habitation et sols carrelés sur terre-plein, ( nous en avons beaucoup d'autres comparables...)


Vous constatez que leurs recherches concernant l'humidité persistante depuis de nombreuses années conduisent à constater l'absence d'eau liquide car il n'y en a jamais.

Recherche eau dans une église

Nous comprenons bien ces recherches de bon sens et nous les apprécions de la part de personnes curieuses qui s'impliquent, veulent comprendre ce phénomène contraire aux idées reçues ou colportées par des intervenants de bonne foi, pour résoudre leur souci.




Sur ces photos, ci-dessous, vous voyez des trous creusés à la tracto-pelle dans un logement pour trouver l'eau qui monte par capillarité dans les murs. Comme toujours: il n'y en a jamais car c'est ce qui est appelé: la zone vadose.

On creuse à la tractopelle

Ce point clé de la compréhension de la remontée capillaire, lorsqu'il n'est pas caractérisé et bien compris, a conduit depuis longtemps et conduit toujours pour longtemps... à des travaux inappropriés comme, par exemple, le drainage d'un terrain plat, le cuvelage d'une cave, l'étanchéité verticale extérieure ( il y en a d'autres).



La zone vadose

La zone vadose est la couche superficielle du sol qui est humide mais non saturée d'eau. C'est à dire que les molécules d'eau sont suffisamment espacées dans le sol par de l'air, elles ne sont pas "assemblées" suffisamment pour être assez lourdes et descendre par gravitation dans la nappe phréatique. Ces molécules d'eau s'évaporent lorsqu'elles s'élèvent, quittent le sol ou les matériaux qui sont au contact du sol.
Un mur (ou un sol, bien entendu) élevé sans coupure de capillarité est un chemin de continuité de la zone vadose, un chemin d'évaporation des molécules d'eau de cette zone.
La zone vadose est d'une épaisseur très variable selon la zone géographique et la saison: quelques mètres à plusieurs centaines.
Les anciens mesuraient la zone vadose en creusant un puits. Celui-ci leur indiquait le niveau en dessous duquel le sol se liquéfie, il pouvaient ainsi choisir le "bon sol" pour élever leur construction.
Maintenant on réalise une étude de sol avec des pièzomètres, cela est plus rapide que de creuser un puits.


On constate ainsi que l'humidité de remontée capillaire progresse sous forme vapeur dans les matériaux, il faut le prendre en compte dans les raisonnements et les travaux

L’exception constatée, qui peut conduire à l'erreur, est la micro-fuite sur adduction ou évacuation..
C'est un gros piège en expertise-conseil humidité, nous ne l'écartons jamais:
- L'historique est important, la durée est indiquée par la personne qui connaît le bâtiment, elle attire l'attention: entre 3 mois à 3 ans, c'est notre expérience, La micro-fuite est ponctuelle donc non persistante, accidentelle donc souvent prise en charge par l'assurance du bâti.
- Notre protocole de mesures de teneur en eau des matériaux (sur nos chantiers d'expertise) comprend "toujours" une mesure au niveau de la dalle d'un rez-de-chaussée, la micro-fuite ne nous échappe pas.
Prenez le en compte dans votre enquête humidité.

Ces constats montrent que:
La remontée capillaire ne fonctionne pas comme un buvard, une éponge, un sucre ou une mèche en coton hydrophile

Comme on l'entend souvent de la part d'intervenants qui expliquent, sans vraiment comprendre, le fonctionnement de l'humidité par remontée capillaire.
On constate que:
la remontée capillaire évolue dans les matériaux sous forme gazeuse lorsque 3 facteurs sont réunis dans le bâti ancien:

- 1 - Vapeur d'eau présence durant toute l'année, ceci depuis l'élévation de la construction car le bâti est dépourvu de coupure de capillarité (obligatoire depuis 1961).

- 2 - Les sels hygroscopiques qui évoluent avec la vapeur d'eau qui les véhicule, c'est l'osmose.

- 3 - Des matériaux poreux ( minéraux et liants) qui laissent passer la vapeur et les sels hygroscopiques.

L'ensemble du phénomène est appelé pression osmotique dans la structure des matériaux poreux.

La pression osmotique:

- déplacement permanent de l'humidité et des sels hygroscopiques ( appelés souvent "salpêtre").
- l'évolution osmotique: la molécule d'eau la moins salée se déplace vers celle à forte salinité.
- les mouvements s'équilibrent, s'arrêtent, lorsque la vapeur quitte les matériaux (du mur, du sol) pour rejoindre l'atmosphère à l'intérieur et à l'extérieur du bâti.
Les sels restent dans le support, s'empilent, se concentrent à la surface du parement ( joints, blocs minéraux, enduit, peinture, papier-peints etc.).
- Les sels hygroscopiques concentrés à la surface changent de phase: ils se cristallisent lorsqu'il n'y a plus assez d'humidité ( dans le matériau et dans l'air ambiant) pour les tenir dissous. Les changements de phases des sels hygroscopiques dans la structure des matériaux fragilisent ceux-ci, notamment en surface où les sels sont les plus concentrés.
Les sels sont le plus gros problème à régler.







La disparition ou la correction de l'un des trois facteurs = l'évolution de la dégradation est stoppée.
Il reste toujours la remise en état.





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